Barbue
 

 
N.L. : Psetta maxima
Fam.: Scophthalmidés
C'est avec la sole, l'un des poissons plats les plus réputés pour sa chair. Il arrive qu'il soit pêché par les amateurs, du bord ou en bateau (avec une robuste canne à lancer, les principaux appâts étant des vifs ou des morceaux de poissons).
Description: Le barbue a un corps presque circulaire. Lorsqu'on le place la tête tournée vers la gauche, les deux yeux sont située au-dessus de la bouche ; on parle alors d'un poisson plat "gaucher". Sa face colorée est garnie de tubercules rugueux au toucher ce qui permet de le reconnaître aisément. La coloration de cette face est plutôt brune, plus ou moins mouchetée, et varie également selon le milieu sur un poisson vivant. L'autre face (appelée face aveugle, car sans yeux) est blanchâtre. Le turbot peut mesurer 1 m et peser plus de 20 kg.

Habitat: Le barbue vit sur les fonds de sable, de graviers et de pierres jusqu'à 200 m de profondeur ; les jeunes sont plus littoraux. Il ne s'enterre pas, mais possède une capacité de mimétisme importante qui lui permet de se confondre avec la couleur de fond et de passer ainsi inaperçu.

Alimentation: Le barbue chasse à vue, principalement des petits poissons (harengs, gadidés, parfois d'autres poissons plats). Les jeunes ingèrent en plus de petits crustacés.

Reproduction: Elle a lieu à la fin du printemps et au début de l'été en Atlantique et plus au nord, plus tôt en Méditerranée. C'est une espèce très féconde : les plus grandes femelles peuvent pondre jusqu'à 15 millions d'œufs. La ponte se fait sur des fonds de pierres ou de graviers, jusqu'à 80 m de profondeur. Les œufs de 1 mm de diamètre et les larves (3 mm à la naissance) vivent en pleine eau. Ces dernières ont un aspect classique, symétrique, avec un œil de chaque côté. Un des deux yeux migre sur le côté opposé ; la métamorphose s'achève entre 4 et 5 mois environ, à une taille de 3 cm. Le juvénile rejoint alors les fonds des zones côtières.


Pêche et élevage
Le turbot est principalement capturé avec les chaluts de fond. La majeure partie des prises (700 à 900 tonnes par an) est effectuée au nord de sa zone de répartition. La réputation de sa chair et sa valeur commerciale ont entraîné des recherches actives pour propager son élevage, qui semble prometteur.

Homochromie
Pour adapter en permanence leur couleur à celle du fond, condition indispensable à leur survie, les poissons plats comptent d'abord sur leurs yeux, qui leur permettent de percevoir et d'analyser, même si c'est inconsciemment, les caractéristiques de leur environnement. Puis les informations sont transmises, par voie nerveuse, aux innombrables cellules pigmentaires de la peau. Il y a les mélanophores (brun-noir), les xanthophores (jaunes) et les érythrophores (rouges), contenant des pigments qui peuvent s'étaler ou au contraire se concentrer en un point quasi-invisible, et enfin les guanophores, dont la couleur blanche est due à des cristaux de guanine. La coloration finale résulte de la combinaison des trois types de cellules pigmentaires au-dessus de la couche blanche des guanophores. Toutes les espèces n'ont pas les mêmes capacités d'homochromie, mais certaines sont tellement douées qu'elles imitent parfaitement l'aspect d'un gravier hétérogène.

Le Barbue
La barbue (Scophtalmus rhombus) est une espèce très proche du turbot, dont elle se distingue par un corps moins losangique et moins épais, et par l'absence de tubercules sur la peau. Elle doit son nom commun aux premiers rayons de sa nageoire dorsale (devant les yeux), à l'extrémité libre et ramifiée, et qui ont un aspect " poilu ". Comme le turbot, elle a les yeux du côté gauche. Elle peut atteindre 1 m de longueur. C'est un poisson relativement côtier, dont les jeunes sont très littoraux. On le pêche, mais il est moins apprécié que le turbot.


 

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