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Pêche
et élevage
Le turbot est principalement capturé avec les
chaluts de fond. La majeure partie des prises (700 à
900 tonnes par an) est effectuée au nord de sa
zone de répartition. La réputation de
sa chair et sa valeur commerciale ont entraîné
des recherches actives pour propager son élevage,
qui semble prometteur.
Homochromie
Pour adapter en permanence leur couleur à celle
du fond, condition indispensable à leur survie,
les poissons plats comptent d'abord sur leurs yeux,
qui leur permettent de percevoir et d'analyser, même
si c'est inconsciemment, les caractéristiques
de leur environnement. Puis les informations sont transmises,
par voie nerveuse, aux innombrables cellules pigmentaires
de la peau. Il y a les mélanophores (brun-noir),
les xanthophores (jaunes) et les érythrophores
(rouges), contenant des pigments qui peuvent s'étaler
ou au contraire se concentrer en un point quasi-invisible,
et enfin les guanophores, dont la couleur blanche est
due à des cristaux de guanine. La coloration
finale résulte de la combinaison des trois types
de cellules pigmentaires au-dessus de la couche blanche
des guanophores. Toutes les espèces n'ont pas
les mêmes capacités d'homochromie, mais
certaines sont tellement douées qu'elles imitent
parfaitement l'aspect d'un gravier hétérogène.
Le
Barbue
La barbue (Scophtalmus rhombus) est une espèce
très proche du turbot, dont elle se distingue
par un corps moins losangique et moins épais,
et par l'absence de tubercules sur la peau. Elle doit
son nom commun aux premiers rayons de sa nageoire dorsale
(devant les yeux), à l'extrémité
libre et ramifiée, et qui ont un aspect "
poilu ". Comme le turbot, elle a les yeux du côté
gauche. Elle peut atteindre 1 m de longueur. C'est un
poisson relativement côtier, dont les jeunes sont
très littoraux. On le pêche, mais il est
moins apprécié que le turbot.
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